La ville de Laon et sa cathédrale
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Un week-end aux alentours de
Laon

« J'ai quitté Laon ce matin, vieille ville avec une cathédrale qui est une autre ville dedans (.), une immense cathédrale qui devait porter six tours et qui n'en a que quatre. Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout ». Cet éloge, c'est à Victor Hugo qu'on le doit, excusez du peu. 180 ans plus tard, on peut presque dresser le même constat. Et oui, il faut commencer par la visite de sa cathédrale gothique, l'une des plus anciennes en France et dont les cinq tours dominent fièrement la ville haute : tympans sculptés, statuaires grandeurs nature, nef élancée et vitraux superbes. Ensuite, on se promène, à l'ombre des 7 km de remparts, dans le dédale des rues médiévales et l'on égrène, telle une litanie, les trésors que recèle la ville fortifiée : commencez donc par l'hôtel Dieu construit au XIIème siècle : sa salle voûtée d'ogives abrite l'office de tourisme du pays de Laon. Il y a aussi le palais de Justice, en fait l'ancien palais épiscopal, la chapelle romande des Templiers, dont le plan octogonal rappelle le Saint-Sépulcre à Jérusalem. L'ancienne commanderie où elle se trouve abrite désormais le musée Archéologique - autre visite incontournable, la Porte des Chenizelles, puis l'ensemble Saint-Martin , avec son ancienne église abbatiale et son jardin médiéval.. Mais bien sûr, il y a aussi cette formidable citadelle , commandée par Henri IV, remaniée sous Louis-Philippe et qui a traversé l'histoire. Si elle fut largement pillée durant la guerre de 1870 - jusqu'aux chaînes du pont-levis ! - et sa poudrière initiale détruite, on en visite désormais les souterrains - en tout cas une petite partie - passant du haut Moyen Âge, durant lequel on exploitait ce sous-sol calcaire, aux formidables aménagements militaires qui subsistent : 14 casemates en enfilade pour terminer dans la poudrière dont on imagine difficilement la taille - 26 m sur 7 m de l'extérieur. Bon, ça y est, les enfants en ont assez des vieilles pierres ? Il est temps de filer dans la cuve saint-Vincent, joli parc arboré et veiné de sentiers. Et si l'on y croisait encore le loup au XIXème siècle, la seule rencontre espérée aujourd'hui, c'est ce chevreuil, tout effarouché !

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